Si vous tapez « refonte site WordPress » dans Google, vous allez tomber sur des dizaines d'agences qui expliquent, méthode en sept étapes à l'appui, pourquoi il faut tout refaire. C'est logique : c'est leur métier. Mais un site qui vous gêne n'est pas forcément un site à jeter, et une refonte lancée pour de mauvaises raisons coûte cher deux fois, à l'achat et six mois plus tard, quand le problème réel n'a pas bougé.
Avant de demander le moindre devis, trois choses valent le détour : savoir d'où vient réellement le problème, savoir ce qui se répare sans toucher à l'architecture, et savoir ce qu'implique une refonte quand elle est justifiée. Tout ce qui suit se vérifie depuis votre navigateur, sans compétence technique particulière.
Réparer ou refondre : la question qui se pose avant tout devis
Un site pose trois familles de problèmes très différentes, et une seule justifie vraiment une refonte. Les problèmes de réglage d'abord : hébergement sous-dimensionné, images trop lourdes, version de PHP dépassée, extensions qui se marchent dessus. Ils se corrigent sans toucher à l'architecture. Les problèmes de contenu ensuite : pages qui ne disent pas ce que vous vendez, offre floue, aucune réponse aux questions que se posent vos clients. Refaire le site les emmène avec lui dans le nouveau. Les problèmes structurels enfin : le socle ne peut plus porter ce que vous voulez faire.
La refonte se justifie sur la troisième famille, et sur elle seule. Sur les deux autres, elle fait surtout disparaître un symptôme derrière une facture. Les sections qui suivent servent à situer votre cas dans l'une des trois familles, avant que quiconque vous propose un chiffrage. Vous y trouverez aussi une section entière sur ce qui se répare sans rien refaire, et trois situations où nous déconseillons explicitement de refondre.
Refonte site WordPress : les signaux qui la justifient
Voici les signaux les plus fréquents, avec ce que chacun révèle et un verdict provisoire. Un seul signal structurel suffit rarement à décider. Deux ou trois qui s'additionnent, en revanche, tranchent en général la question.
- Le site reste lent malgré le cache et un changement d'hébergeur : la cause est souvent le thème et l'empilement d'extensions, rarement la machine. Verdict : structurel si vous avez déjà essayé les réglages.
- Une seule page rame, les autres non : images non compressées, ou script tiers qui l'alourdit (carte, vidéo, widget d'avis). Verdict : réparable.
- Une mise à jour casse l'affichage à chaque fois : signe d'un thème modifié directement dans son code, ou d'extensions abandonnées. Verdict : structurel, parce que vous ne pouvez plus mettre à jour sans risque.
- Plusieurs extensions n'ont pas été testées avec les dernières versions majeures de WordPress : leur compatibilité, leur suivi et leur activité récente sont à vérifier. Verdict : réparable si elles sont remplaçables, structurel si votre site en dépend pour une fonction centrale.
- Ajouter une page ou un champ demande de passer par un développeur : le constructeur de pages ou le thème vous a enfermé. Verdict : structurel, c'est l'un des motifs de refonte les plus fréquents et les plus légitimes.
- Le site s'affiche mal sur téléphone, avec du texte à agrandir et des boutons trop petits : le thème date d'avant les usages actuels. Verdict : réparable si le thème est propre et à jour, structurel s'il a été modifié à la main.
- Les formulaires ne remontent plus, ou finissent en indésirables : il s'agit très souvent d'un problème d'envoi de courriel. Verdict : réparable dans la très grande majorité des cas.
- Le design fait daté par rapport à vos concurrents directs : le sujet est commercial avant d'être technique. Verdict : réparable si la structure tient, structurel si le thème ne permet plus de changer l'apparence.
- Les demandes de devis baissent alors que le trafic est stable : la cause est presque toujours éditoriale ou tarifaire. Verdict : ni réparation ni refonte, c'est votre offre et vos pages qu'il faut revoir en premier.
Ce que vous risquez à repousser encore d'un an
Repousser n'est pas une faute en soi : beaucoup de sites tiennent très bien plusieurs années de plus. Le vrai sujet est l'accumulation silencieuse. Personne ne peut vous donner une probabilité chiffrée sérieuse, et nous n'en inventerons pas ; en revanche, les mécanismes sont connus et se cumulent.
- Les extensions et thèmes non maintenus concentrent les failles connues : une vulnérabilité publiée reste exploitable indéfiniment sur un code que personne ne corrige plus.
- Une version de PHP en fin de support ne reçoit plus de correctifs de sécurité, et finit par bloquer la mise à jour de WordPress lui-même, qui impose une version minimale de PHP pour installer ses nouvelles versions.
- Une sauvegarde qui n'a jamais été restaurée pour de vrai reste une hypothèse tant qu'on ne l'a pas testée.
- Une compromission ne se voit pas toujours : injection de liens sortants, pages parasites, courriels envoyés depuis votre nom de domaine, avec l'effet que cela peut avoir sur votre réputation et votre visibilité.
- Le scénario le plus coûteux reste la panne en pleine saison : pour un hôtelier de Granville ou un commerce de la côte, un site indisponible fin juillet se paie en réservations perdues, pas au prix de la remise en état.
Diagnostiquer soi-même d'où vient le problème, avant de payer quoi que ce soit
La moitié de ce diagnostic se fait seul, depuis un navigateur, en une petite heure. L'autre moitié tient en une seule question à envoyer à votre hébergeur. Aucune de ces étapes ne suppose qu'un prestataire vous réponde, et chacune vous dit quoi conclure de ce que vous voyez.
- Mesurez la vitesse sur deux pages, pas une
Passez la page d'accueil ET une page profonde (une fiche, un article) dans PageSpeed Insights, en mobile. Si seule la page d'accueil est lente, le problème est dans la page ; si tout est lent, regardez du côté du socle ou de l'hébergement.
- Ouvrez la liste des extensions actives
Comptez-les dans l'administration WordPress, puis repérez pour chacune la date de sa dernière mise à jour et les versions de WordPress avec lesquelles elle a été testée.
- Repérez celles qui décrochent
Une extension non mise à jour depuis deux ans est un signal de risque. Au-delà d'une vingtaine d'extensions actives, ou avec deux ou trois décrochages, vous tenez une cause probable.
- Regardez le poids des images
Clic droit sur une photo de votre site, enregistrez-la, vérifiez sa taille. Au-delà de quelques centaines de kilo-octets par image, la lenteur vient d'abord de là, et cela se corrige sans refonte.
- Notez la date du dernier contenu publié
Si la dernière actualité date de trois ans, vérifiez d'abord la pertinence et la fraîcheur de vos contenus, sans écarter pour autant les causes techniques, concurrentielles, ou propres aux requêtes visées. Une refonte ne créera pas de contenu à votre place.
- Envoyez une question unique à votre hébergeur
Demandez en un seul message : quelle version de PHP tourne, où et à quelle fréquence sont faites les sauvegardes, jusqu'à quand elles sont conservées, et si le certificat se renouvelle automatiquement.
- Testez le formulaire de contact vous-même
Remplissez-le depuis une adresse extérieure à l'entreprise et vérifiez la réception, y compris dans les indésirables. Un formulaire muet est la panne la plus fréquente et la moins coûteuse à réparer.
Ce sont les croisements qui parlent, plus que chaque relevé pris isolément. Lenteur généralisée plus extensions décrochées : le socle est en cause, et le nettoyage seul ne suffira probablement pas. Lenteur d'une seule page plus images lourdes : simple réglage, quelques heures de travail. Site rapide, formulaire opérationnel, mais aucune demande : votre offre et vos pages passent avant la technique. Et si tout est propre alors que personne ne vous trouve, ce n'est pas un problème de site : il manque un travail de référencement naturel, qui se traite indépendamment.
Ce qui se répare sans refonte
Une remise en état représente généralement une fraction du budget d'une refonte complète, et elle vous fait gagner un ou deux ans de recul avant de décider. Voici ce qui se traite sans toucher à l'architecture.
- Nettoyer les extensions : désactiver, supprimer, remplacer celles qui font doublon ou ne sont plus suivies. C'est souvent le geste au meilleur rapport effet sur effort.
- Changer d'hébergeur ou de formule : passer d'un mutualisé saturé à une offre correctement dimensionnée change parfois tout, pour quelques euros de plus par mois.
- Monter la version de PHP : gain de sécurité et de vitesse immédiat, à condition de tester d'abord sur une copie.
- Compresser et redimensionner les images : une photo de 4 000 pixels affichée en 800 pixels, c'est de la bande passante jetée à chaque visite.
- Retoucher le thème plutôt que le remplacer : couleurs, typographie, espacements, hiérarchie des titres. Un site daté n'est pas toujours un site mal construit.
- Réécrire les trois ou quatre pages qui portent réellement le chiffre d'affaires, plutôt que les quarante autres.
- Remettre à plat les titres, les descriptions et les liens entre vos pages : cela relève du contenu, pas du code, et ne nécessite aucune refonte.
Trois cas où nous déconseillons la refonte : un site de huit pages qui rend le service attendu et que personne ne se plaint d'utiliser ; un problème purement éditorial, où le site fonctionne mais ne dit pas les bonnes choses ; et un problème d'offre ou de prix, qu'aucun site au monde ne corrigera.
Demander un devis gratuitJe n'ai plus de prestataire, ou il ne répond plus : par où commencer
Un artisan de Coutances hérite d'un site monté il y a huit ans par un indépendant aujourd'hui injoignable ; un négociant de Saint-Lô découvre qu'il n'a jamais eu le moindre identifiant. La situation est extrêmement courante dans les TPE normandes, et elle se rattrape, dans un ordre précis. C'est typiquement le genre de reprise que couvrent nos interventions sur un site existant.
- Le nom de domaine, en premier
C'est lui qui décide où pointe votre site et vos adresses mail. Le whois vous dit chez quel bureau d'enregistrement il est déposé.
- L'hébergement, ensuite
Cherchez dans vos relevés bancaires et vos factures qui est prélevé chaque année, et fouillez les en-têtes des courriels de facturation. Si le contrat est au nom du prestataire, demandez un transfert de compte plutôt qu'un simple mot de passe.
- L'administration du site
Avec l'accès à l'hébergement, un compte administrateur WordPress se recrée, y compris quand plus personne ne connaît le mot de passe d'origine. C'est la seule étape qui exige un peu de technique.
- Les outils de mesure
Search Console et l'outil de statistiques sont souvent restés sur le compte personnel du prestataire. À défaut de récupérer l'historique, on peut recréer une propriété au nom de l'entreprise et repartir d'aujourd'hui.
Si vous ne récupérez qu'une seule chose, récupérez le nom de domaine. Un site se reconstruit et un contenu se réécrit. Un nom de domaine, lui, peut être racheté par n'importe qui une fois passés les délais de renouvellement puis de rétention, et il emporte vos adresses mail avec lui.
Demander un devis gratuitQue deviennent vos contenus, vos images et vos anciennes adresses
Rien de ce qui est en ligne n'est perdu par nature. Un site WordPress se laisse exporter, et même sans accès à l'administration, le contenu public reste récupérable page par page. La question qui compte vraiment est celle du tri, et ce tri prend du temps.
- Les textes et les articles se reprennent par export, ou par lecture directe de la base de données si l'export échoue.
- Les images se récupèrent depuis la bibliothèque de médias, mais méritent presque toujours d'être recompressées au passage.
- Les anciennes adresses de pages se relèvent une par une : cette liste servira de base au plan de redirections.
- Ce qui se perd volontairement : les pages fantômes jamais consultées, les doublons créés par les tests successifs, les brouillons de 2019. C'est une bonne nouvelle, à condition que ce soit une décision assumée.
Attention à un poste de budget systématiquement sous-estimé : la reprise des contenus. Relire, réécrire et réorganiser cent pages représente souvent plus d'heures que la construction du site lui-même. Décidez tôt qui s'en charge, vous ou le prestataire, parce que la réponse change le devis du simple au double.
Refondre sans perdre son référencement
C'est la crainte numéro un, et elle est fondée : une refonte mal préparée fait disparaître d'un coup des pages que Google connaissait depuis des années. La méthode n'a rien de mystérieux, mais elle se prépare avant la mise en ligne.
- Relever la liste réelle des adresses existantes
Toutes les pages indexées, pas seulement celles du menu. Le sitemap actuel, la Search Console et un outil d'exploration donnent ensemble la liste la plus complète possible. Les pages orphelines se retrouvent souvent à la main.
- Établir un plan de redirections adresse par adresse
Chaque ancienne adresse pointe vers la page équivalente du nouveau site, en redirection 301. Évitez de renvoyer en masse d'anciennes adresses vers une page d'accueil non pertinente : Google indique qu'une telle redirection peut être traitée comme une erreur « soft 404 ».
- Conserver les titres et les contenus des pages qui reçoivent déjà des visites
Une page qui fonctionne se garde presque à l'identique. Le redesign porte sur la forme, pas sur le texte qui vous amène ces visites.
- Régénérer et soumettre le sitemap le jour de la mise en ligne
Vérifiez ensuite que le fichier robots ne bloque rien par accident. L'erreur classique est d'avoir gardé le réglage de la version de test utilisée pendant le chantier.
- Surveiller la couverture pendant six à huit semaines
Erreurs d'exploration, pages non indexées, redirections manquantes. Les corrections des premières semaines sont celles qui comptent le plus.
Un plan de redirections limite le risque, il ne garantit pas la conservation des positions. Des fluctuations sont normales après tout changement significatif d'un site, et aucun prestataire sérieux ne peut vous promettre l'inverse par écrit.
Demander un devis gratuitCe qu'il faut relever avant de lancer la refonte pour pouvoir juger après
Sans point de départ mesuré, vous ne saurez jamais si la refonte a marché, et vous serez à la merci de la version que l'on voudra bien vous en donner. Le relevé prend une heure, la veille de la mise en ligne, et il vous servira pendant deux ans. C'est aussi ce qui permet de faire suivre les positions après la mise en ligne sur des bases comparables.
- Les pages qui reçoivent déjà des impressions et leur position moyenne : dans la Search Console, sur les douze derniers mois, exportées en fichier.
- Le nombre de formulaires remplis et d'appels reçus par mois, même approximatif : c'est le chiffre qui parle vraiment à votre banquier.
- Le temps de chargement de la page d'accueil et d'une page profonde, en mobile, avec la date de la mesure.
- La liste des adresses indexées relevée à l'étape précédente, conservée telle quelle : c'est elle qui servira à vérifier les redirections après coup.
- Des captures d'écran des cinq pages les plus importantes, en ordinateur et en téléphone, pour comparer sur pièces plusieurs mois plus tard.
Rangez ce relevé daté dans un fichier que vous retrouverez. Et gardez en tête qu'un décrochage durable après une refonte peut avoir plusieurs causes : mise à jour d'algorithme, contenu, sécurité, saisonnalité, évolution de la demande. Un défaut technique de migration est une explication parmi d'autres.
Combien coûte une refonte de site WordPress
Il n'existe pas de prix unique, et se méfier de ceux qui en annoncent un est un bon réflexe. Les agences qui publient des grilles tarifaires annoncent des fourchettes très larges : de l'ordre de 1 500 à 15 000 euros et au-delà pour une refonte, et de 6 000 à 12 000 euros pour une boutique jusqu'à 500 produits montée par une agence. Ces montants sont les leurs et donnent une échelle de marché, rien de plus. Six facteurs expliquent l'essentiel de l'écart.
- Le nombre de pages réellement refaites, et non le nombre de pages existantes : refaire dix modèles de page couvre parfois deux cents pages.
- La reprise des contenus : récupération à l'identique, relecture, ou réécriture complète. C'est le facteur qui fait le plus varier un devis.
- Vitrine ou boutique : une boutique ajoute le catalogue, les paiements, la livraison, les stocks et la fiscalité.
- Les fonctionnalités métier : réservation, demande de devis, espace client, connexion à un logiciel de gestion ou de caisse.
- L'état du site de départ : reprendre un site propre et documenté ne demande pas le même travail que reconstituer un site dont personne n'a les accès.
- Le niveau d'accompagnement après la mise en ligne : formation, maintenance, suivi de la visibilité.
Une remise en état représente en général une fraction du budget d'une refonte complète : demandez systématiquement à chiffrer les deux, pour comparer ce que chacune vous apporte. Pour vous situer avant même de prendre rendez-vous, vous pouvez estimer le budget de votre refonte en quelques minutes : l'outil raisonne sur ces mêmes facteurs et donne une fourchette. Le devis détaillé qui suit reste gratuit.
Combien de temps prend une refonte, et ce qui dépend de vous
Deux horloges tournent en parallèle, et une seule est entre les mains du prestataire. Pour un site vitrine classique, comptez de l'ordre de six à dix semaines quand tout roule ; pour une boutique ou un site avec fonctions métier, plutôt deux à quatre mois, et davantage dès que le périmètre s'élargit. Les dépassements viennent presque toujours de la seconde horloge.
- Côté agence : cadrage et arborescence, maquettes, développement, intégration des contenus, recette, mise en ligne et redirections.
- Côté vous : validation de l'arborescence, fourniture des textes, choix des photos, relectures, décisions internes quand plusieurs personnes ont un avis.
- Le point de blocage le plus fréquent, quelle que soit la taille de l'entreprise : les contenus qui n'arrivent pas. Un site attend rarement du code, il attend des textes.
- Le second : la validation à plusieurs voix, sans décideur désigné. Nommez une seule personne qui tranche, même dans une PME de trois salariés.
Calez le chantier hors saison si votre activité est saisonnière. Sur le littoral de la Manche et du Calvados, lancer une refonte en juillet coûte surtout en manque à gagner : personne n'est disponible pour relire les textes, et la moindre anomalie tombe au pire moment. Un cabinet de Caen ou une PME de l'Avranchin, moins exposés à la saison, ont au contraire tout intérêt à profiter de l'été.
Demander un devis gratuitRester sur WordPress ou en sortir : les critères de décision
Refondre dans WordPress est une réponse parfaitement légitime, et c'est la bonne dans beaucoup de cas. La question n'est pas de savoir si l'outil est bon dans l'absolu, mais s'il correspond à ce que vous voulez faire dans les cinq ans. Nous avons détaillé ailleurs le comparatif WordPress ou site sur-mesure ; voici simplement les critères.
- Rester sur WordPress si votre site est essentiellement éditorial (pages, actualités, portfolio) et que le besoin est standard.
- Rester si votre équipe est déjà formée et publie régulièrement : changer d'outil, c'est repartir à zéro sur les habitudes.
- Rester si le budget est contraint et que le site actuel, une fois nettoyé, rend le service attendu.
- Rester si les extensions dont vous dépendez sont maintenues et remplaçables au besoin, et si vous acceptez leurs licences annuelles.
- Sortir si votre besoin métier n'existe pas en extension, ou n'existe qu'en assemblant trois outils qui se contredisent.
- Sortir si la performance reste impossible à tenir malgré nettoyage et hébergement correct.
- Sortir si l'empilement d'extensions est devenu ingérable : plus personne n'ose mettre à jour, donc plus personne ne met à jour.
- Sortir si vous accumulez les licences annuelles pour des fonctions que vous n'utilisez qu'à moitié.
- Sortir si posséder votre code et vos données est un enjeu réel, par exemple parce que le site porte une partie de votre exploitation.
Ce qu'on perd en quittant WordPress : l'écosystème d'extensions prêtes à l'emploi, les habitudes de votre équipe, et la facilité à trouver un remplaçant si votre prestataire disparaît. Ce qu'on peut gagner, selon l'architecture retenue et le contrat : davantage de maîtrise sur les performances et sur le code, étant entendu que la maintenance et les mises à jour de sécurité restent nécessaires.
Demander un devis gratuitRefondre par morceaux plutôt que d'un bloc
Le découpage est possible, et parfois plus sain qu'un grand soir. Il a un coût caché, à connaître avant de choisir : chaque morceau signifie une mise en production de plus, un plan de redirections de plus, et une période de cohabitation technique à maintenir. Pour une boutique, le sujet mérite un examen à part, que nous détaillons dans notre article sur le cas particulier d'une boutique en ligne.
- Vitrine d'abord, boutique ensuite : avantage, vous rendez présentable la partie qui vous représente sans toucher à ce qui encaisse. Coût caché, deux socles à faire cohabiter pendant plusieurs mois.
- Pages qui convertissent d'abord : avantage, l'effet commercial arrive vite et finance la suite. Coût caché, une cohérence visuelle bancale tant que le reste n'a pas suivi.
- Nouveau socle, reprise progressive des contenus : avantage, le retard technique accumulé disparaît tout de suite. Coût caché, un travail éditorial étalé qui s'essouffle si personne ne le porte.
Une seule condition de réussite, mais elle est absolue : le découpage doit être décidé au départ et écrit dans le devis. Un découpage subi en cours de route, parce que le budget ou les contenus manquent, produit un site à moitié refait qui reste dans cet état pendant des années.
Ce qu'il faut exiger à la livraison pour ne plus jamais être dépendant
Cette liste tient en six points concrets, et elle se demande avant la signature. C'est elle qui décide si, dans cinq ans, vous serez à nouveau le dirigeant qui a perdu ses accès. Nous avons détaillé ce qu'il faut vérifier dans un devis et un contrat dans un article dédié.
- L'accès au dépôt de code, avec l'historique, et pas seulement un dossier de fichiers envoyé par transfert.
- L'hébergement et le nom de domaine ouverts au nom de l'entreprise, avec vos identifiants.
- Un export de la base de données, et la procédure pour en refaire un vous-même.
- Des comptes administrateurs nominatifs, au nom des personnes de l'entreprise, révocables individuellement.
- Une documentation de mise à jour et de remise en ligne, lisible par un développeur qui n'a pas construit le site.
- La propriété des comptes de mesure (Search Console, statistiques), créés sur une adresse de l'entreprise.
Sur la propriété du code, méfiez-vous des formules expéditives. Une clause générique du type « le client devient propriétaire du site » reste fragile. Le code de la propriété intellectuelle, en son article L.131-3, demande qu'une cession de droits mentionne distinctement chaque droit cédé et délimite son étendue, sa destination, son territoire et sa durée. La portée exacte de cette règle pour un contrat de développement fait débat en jurisprudence. Faites relire cette partie du contrat : c'est le seul endroit où un avis juridique est vraiment utile.
Comment nous abordons une refonte chez Digiblock
Nous commençons toujours par le diagnostic, et il arrive régulièrement qu'il se termine par « ne refondez pas, voilà les trois choses à corriger ». Quand la refonte est justifiée, nous construisons en développement sur-mesure en React et Next.js, sans template acheté ni constructeur de pages : le code est écrit pour votre besoin, il ne traîne pas trente fonctions que vous n'utiliserez jamais, et vous en êtes intégralement propriétaire, code et données compris.
Digiblock est une agence 100 % à distance, avec huit ans de pratique, qui travaille pour des entreprises de la Manche, du Cotentin et de toute la Normandie. Ce que nous mettons en avant, c'est de la disponibilité, des réponses claires et un travail qui se vérifie. Vous pouvez parcourir des sites que nous avons construits pour vous faire une idée du rendu et du niveau de finition.
Envoyez-nous l'adresse de votre site actuel et dites-nous ce qui vous gêne. Nous vous répondons avec un diagnostic argumenté et, si la refonte se justifie, un devis détaillé gratuit sous 24 heures.
Demander un devis gratuitQuestions fréquentes
Quand faut-il refaire son site internet ?
Quand le problème est structurel : impossible d'ajouter une page sans casser le thème, mises à jour qui cassent l'affichage, performance intenable malgré nettoyage et changement d'hébergeur, ou besoin métier qu'aucune extension ne couvre. Un design daté, un formulaire muet ou des images trop lourdes relèvent de la réparation.
Combien coûte une refonte de site WordPress ?
Aucune agence ne peut donner un prix sans connaître votre site. Les grilles publiées vont de 1 500 à 15 000 euros et au-delà pour une refonte. Ce qui déplace le curseur dans cette fourchette : le nombre de modèles de pages, la reprise des contenus, la présence d'une boutique, les fonctions métier, l'état du site de départ et l'accompagnement après la mise en ligne.
Combien de temps dure une refonte de site internet ?
De l'ordre de six à dix semaines pour un site vitrine, deux à quatre mois pour une boutique ou un site avec fonctions métier. La cause numéro un des dépassements n'est pas la production, mais la fourniture des contenus et les validations côté client. Désigner une seule personne qui tranche fait souvent gagner plusieurs semaines.
Peut-on refondre un site WordPress sans perdre son référencement ?
On peut fortement limiter le risque, sans le supprimer. La méthode tient en cinq gestes : relever toutes les adresses existantes, poser des redirections 301 adresse par adresse, garder les titres et les textes des pages qui reçoivent déjà des visites, régénérer le sitemap le jour J, puis surveiller la couverture pendant six à huit semaines. Un renvoi en masse vers une page d'accueil non pertinente est à éviter : Google indique qu'il peut être traité comme une erreur « soft 404 ».
Faut-il migrer de WordPress vers Next.js, ou rester sur WordPress ?
Restez sur WordPress si votre site est éditorial, votre équipe formée, votre budget contraint et vos extensions maintenues. Envisagez d'en sortir si votre besoin métier n'existe pas en extension, si la performance reste intenable, si l'empilement d'extensions bloque les mises à jour, ou si posséder votre code compte réellement pour votre activité.
Comment récupérer les accès de son site WordPress quand le prestataire ne répond plus ?
Commencez par le nom de domaine. La fiche publique du domaine, le whois, indique chez quel bureau d'enregistrement il est déposé, et ces bureaux disposent en général d'une procédure de changement de titulaire sur justificatifs d'entreprise. Passez ensuite à l'hébergement, repérable par vos prélèvements bancaires et vos courriels de facturation. L'administration WordPress se recrée dès qu'on tient l'hébergement. Les outils de mesure se recréent au nom de l'entreprise si l'historique est perdu.
Digiblock intervient-elle pour une PME en Normandie sans se déplacer ?
Oui, c'est notre mode de fonctionnement : agence 100 % à distance, pour des entreprises de la Manche, du Cotentin, du Bessin ou de l'Avranchin comme d'ailleurs. Les échanges se font par visio et par téléphone, et les livrables sont visibles en ligne à chaque étape du chantier.