Prix site internet PME : la recherche tient en quatre mots, la réponse un peu moins. Chez Digiblock, un site vitrine sur-mesure démarre autour de 1 500 €, et la plupart des projets de PME restent sous les 5 000 € ; l'encadré ci-dessous donne la grille complète, boutique en ligne et application comprises. Ce sont les fourchettes que nous affichons publiquement, sur nos pages de services et dans notre estimateur, les mêmes pour tout le monde.
Ce que cet article apporte en plus des grilles qu'on trouve partout : comment se situent les autres options (plateforme, freelance, site en location), pourquoi deux devis pour « le même site » vont de 1 à 10, ce qui revient chaque mois après la mise en ligne, et surtout les postes que personne n'affiche (les contenus, votre propre temps, la propriété du code, ce qui se passe si vous quittez votre prestataire). La question est nationale, mais les exemples sont pris en Normandie, entre Coutances, Saint-Lô, le Cotentin et Caen, parce que c'est là que nous travaillons le plus.
En bref : site vitrine sur-mesure de 1 500 € à 5 000 € pour la plupart des PME ; site e-commerce à partir de 4 000 €, paiement en ligne inclus ; application web ou espace client de 8 000 € à 30 000 € ; ensuite, hébergement et nom de domaine de quelques euros à quelques dizaines d'euros par mois, et maintenance à partir de 79 €/mois si vous la souscrivez.
Demander un devis gratuitCombien coûte un site internet pour une PME en 2026 ? Les fourchettes par type de projet
Ces montants sont ceux d'un développement sur-mesure en React et Next.js, sans template WordPress ni page builder. Nous ne relevons pas les tarifs de nos confrères ; ce qu'on observe chez les agences et les freelances qui publient leurs prix tient dans les mêmes ordres de grandeur, l'écart venant du périmètre. La comparaison ne se fait donc jamais sur le prix d'entrée : c'est l'objet des sections suivantes.
Site vitrine : de 1 500 € à 5 000 € pour la plupart des PME
Le bas de la fourchette correspond à un site de quelques pages (accueil, prestations, à propos, contact), avec un formulaire de contact ou de devis, des contenus fournis par l'entreprise et un référencement de base bien fait (titres, structure, vitesse, fiche d'entreprise). Voici ce qui fait monter le devis vers 5 000 €, et parfois au-delà :
- Le nombre de pages : dix pages de prestations et cinq pages de zone (Manche, Calvados, Orne) ne se rédigent ni ne se structurent comme quatre pages.
- Les fonctionnalités : un blog, une prise de rendez-vous, un catalogue sans paiement, un espace de téléchargement, une version en anglais pour la clientèle touristique.
- Le niveau de design : des gabarits dessinés pour vous, avec une direction artistique, coûtent plus cher qu'une mise en page sobre et efficace.
- Les contenus : si les textes et les photos sont à produire, le poste s'ajoute au développement (nous y consacrons une section entière plus bas).
- Le travail SEO de départ : une étude de mots-clés, une architecture de pages pensée pour être trouvée, une rédaction orientée recherche.
Site e-commerce : à partir de 4 000 €
Une boutique en ligne sur-mesure complète démarre autour de 4 000 €, paiement en ligne inclus, et le budget monte avec la taille du catalogue, les intégrations (logistique, comptabilité, marketplaces) et les langues. Le détail des postes, des frais de transaction et des pièges spécifiques à la vente en ligne est dans notre article sur le prix d'un site e-commerce en détail : nous ne le répétons pas ici.
Les postes qui n'existent qu'en vente en ligne (paiement, livraison, catalogue, conformité commerciale) sont aussi décrits sur notre page de création de boutique en ligne sur-mesure.
Application web, espace client, SaaS : de 8 000 € à 30 000 €
Dès qu'un site fait autre chose que présenter et vendre (comptes utilisateurs avec des rôles, suivi de dossiers, connexion à un logiciel métier, calculs, tableaux de bord), on parle d'application web. La fourchette est large parce que le périmètre l'est : un espace client qui affiche des documents n'a rien à voir avec un outil qui remplace un tableur partagé entre dix personnes. Le cadrage est la première étape, et c'est précisément le rôle du devis. Vous trouverez des exemples de ce que nous entendons par là sur la page développement d'applications web et de SaaS sur-mesure.
Pourquoi deux devis pour « le même site » vont de 1 à 10
Le mot « site vitrine » ne décrit pas un produit, il décrit un périmètre. Deux prestataires peuvent écrire « site vitrine 6 pages » et ne pas vendre la même chose : d'un côté un thème acheté quelques dizaines d'euros et rempli avec vos textes, de l'autre des gabarits dessinés, des textes rédigés, des photos retouchées, une version anglaise, un module de prise de rendez-vous, une formation et une garantie. Entre les deux, le prix va légitimement de 1 à 10. Le problème n'est pas l'écart, c'est quand le devis ne permet pas de voir d'où il vient.
Voici comment lire un devis poste par poste, quel que soit le prestataire. Si l'une de ces quatre réponses n'est pas écrite, posez la question par écrit avant de signer.
- Le périmètre, page par page
Le devis liste les pages et les fonctionnalités une à une ; un forfait « site vitrine » sans liste ne vous engage sur rien et n'engage le prestataire sur rien non plus.
- Ce qui est inclus et ce qui est « en option »
Repérez les lignes marquées en option, offertes ou à définir : formulaire, référencement, formation, retouches photos, mentions légales ; c'est là que le prix affiché et le prix payé divergent.
- Les frais récurrents et leur durée
Cherchez l'hébergement, le nom de domaine, la maintenance, les licences, et pour chacun la durée d'engagement et les conditions de résiliation.
- La propriété et la sortie
Une phrase doit dire à qui appartiennent le code, les contenus et le nom de domaine, et ce qui se passe si vous changez de prestataire ; une section entière y est consacrée plus bas.
Repérer un devis anormalement bas ou un prix d'appel
Un prix bas n'est pas un problème en soi : un périmètre simple mérite un prix simple. Ce qui doit vous faire lever un sourcil, c'est un prix bas dont on ne voit pas la contrepartie. Ces signaux ne condamnent personne, ils décrivent des pratiques qu'on rencontre :
- Une mensualité très basse sur 36 ou 48 mois, sans prix total écrit : multipliez, et comparez avec l'achat.
- Un thème générique présenté comme du sur-mesure : demandez à voir le code source ou le nom du thème.
- Des contenus « à fournir par le client » sans que le devis le dise clairement : le site ne sera jamais livré tant que vous n'aurez pas écrit vos pages.
- Aucune ligne maintenance ni hébergement : elles arriveront plus tard, à un prix que vous n'aurez pas comparé.
- Rien sur la propriété du code ni sur le titulaire du nom de domaine : par défaut, le code reste au prestataire (voir la section sur la propriété, plus bas).
Faire soi-même, freelance ou agence : les fourchettes de chaque option
Les critères pour choisir entre ces trois voies sont détaillés dans un article voisin ; ici, nous nous limitons aux ordres de grandeur et à la question « quand est-ce que ça suffit ». Les fourchettes sont qualitatives, parce qu'un freelance senior peut facturer plus qu'une petite agence et qu'une plateforme peut coûter cher une fois les options ajoutées.
- Plateforme en ligne (Wix, Squarespace, WordPress avec constructeur de pages) : quelques centaines d'euros par an en abonnements, plus votre temps, qui est le vrai coût. Ça suffit pour une présence simple, quelques pages, aucune intégration, et si quelqu'un chez vous a le goût de s'en occuper. Limites : personnalisation bridée, performances moyennes, abonnements qui s'empilent, et une sortie souvent compliquée (on n'exporte pas un site Wix vers un autre hébergeur, seulement ses contenus).
- Freelance : bas à milieu de la grille pour une vitrine. Bon choix pour un périmètre clair et une relation directe. Limite : tout repose sur une personne (disponibilité, congés, arrêt d'activité), à vérifier avant de confier un site qui porte du chiffre d'affaires.
- Agence : milieu à haut de la grille pour une vitrine avec design, contenus et référencement, avec une équipe et un processus (cadrage, design, développement, recette (les tests avant mise en ligne), suivi). Pertinent quand le site doit générer des demandes de devis, des réservations ou des ventes, ou quand il y a des intégrations. Limite : le prix, et parfois une distance avec le dirigeant si l'interlocuteur change en cours de route.
Peut-on faire son site soi-même quand on dirige une PME ? Oui, sincèrement, si vous avez besoin d'une présence simple, de peu de pages, d'aucune intégration, et surtout de temps à y consacrer maintenant et plus tard. Non, ou pas longtemps, si le site doit produire des demandes de devis, des réservations ou des ventes, ou si personne dans l'entreprise ne pourra le tenir à jour. Dans ce second cas, le site fait maison coûte souvent plus cher qu'un site payé, parce qu'il ne rapporte rien et qu'il finit par être refait.
Digiblock est une agence 100 % à distance, basée dans la Manche, qui travaille avec des PME de toute la Normandie et au-delà. La question « agence locale ou agence à distance » et les critères de choix entre les trois options sont traités dans notre article sur comment choisir entre freelance, agence et plateforme.
Le bon réflexe : ne comparez pas trois prix, comparez trois périmètres. Un site à 800 € et un site à 4 000 € ne répondent pas au même besoin, et c'est le besoin qu'il faut écrire en premier.
Demander un devis gratuitAbonnement mensuel ou achat du site : qui possède quoi au bout de trois ans
Le « site en location » est courant : une mensualité de quelques dizaines à une centaine d'euros, un engagement de 24 à 48 mois, et un site qui, très souvent, n'est pas transférable à la sortie. L'achat, c'est l'inverse : vous payez le développement une fois, puis vous choisissez vos frais récurrents (hébergement, maintenance). Sur le papier, la location a l'avantage de lisser la dépense. Sur trois ans, le calcul est moins favorable qu'il n'y paraît.
- Location à 80 €/mois sur 36 mois (hypothèse) : environ 2 900 € payés, sans que le site vous appartienne, et souvent avec un site qui s'arrête si vous cessez de payer.
- Location à 150 €/mois sur 36 mois (hypothèse) : environ 5 400 €, soit le haut de la fourchette d'un site vitrine acheté, sans en être propriétaire.
- Achat d'une vitrine à 2 500 € (hypothèse) + hébergement + maintenance à 79 €/mois sur 36 mois : environ 5 500 € sur trois ans, le site vous appartient, et vous pouvez arrêter la maintenance sans perdre le site.
- Achat de la même vitrine sans contrat de maintenance : environ 2 500 € plus l'hébergement, mais mises à jour et sauvegardes sont alors à votre charge.
Ces montants sont des exemples de calcul, pas des tarifs relevés chez tel ou tel prestataire. Ce qu'il faut retenir : sur trois ans, une location à mensualité modeste finit souvent au niveau d'un site vitrine acheté. La différence se joue ailleurs que sur le total : à la fin, qui possède le code, les contenus, le nom de domaine et les données ? Notre position est simple : nous vendons le développement, nous livrons le code, le client est 100 % propriétaire de son code et de ses données, et la maintenance est une option qu'on peut arrêter sans que le site s'arrête.
La question à poser avant de signer une location : « Si j'arrête de payer dans trois ans, est-ce que je repars avec mon site, mes textes, mon nom de domaine et mes données ? » Si la réponse n'est pas un oui écrit, vous louez, vous n'achetez pas.
Demander un devis gratuitLes frais qui reviennent chaque mois ou chaque année après la mise en ligne
Le prix de développement est payé une fois. Ensuite, un budget honnête compte quatre familles de frais récurrents, plus les évolutions. Certaines sont incontournables, d'autres dépendent du socle technique choisi.
Hébergement et nom de domaine
Le nom de domaine se renouvelle chaque année pour une somme modeste (une dizaine d'euros par an en ordre de grandeur pour un .fr ou un .com). L'hébergement d'un site vitrine performant coûte de quelques euros à quelques dizaines d'euros par mois selon le trafic et la technologie ; une boutique ou une application avec base de données monte un peu. Qui doit être titulaire du domaine et détenir les identifiants de l'hébergement : la section sur la propriété le dit en une liste.
Maintenance : ce qu'elle couvre et ce qu'elle ne couvre pas
Chez Digiblock, le contrat de maintenance démarre à 79 €/mois et couvre les mises à jour techniques, les sauvegardes, le monitoring (on sait que le site est tombé avant vous) et un volume d'heures d'intervention mensuel. Il ne couvre pas, sauf mention contraire, la création de nouvelles pages ou de nouvelles fonctionnalités, ni la rédaction de contenus : ce sont des évolutions, facturées à part. Le détail de ce que comprend le contrat est sur la page de notre offre de maintenance et d'infogérance.
La question à poser à tout prestataire, nous compris : « Qu'est-ce qui est inclus dans les 79 € (ou dans votre forfait), et qu'est-ce qui est facturé en plus ? » Une maintenance sans liste de prestations n'est pas comparable à une autre.
Demander un devis gratuitL'empilement d'abonnements d'applications
Sur une plateforme en ligne ou un WordPress avec constructeur de pages, chaque besoin se règle par une extension payante : le formulaire avancé, la prise de rendez-vous, la sauvegarde, la traduction, l'outil SEO, le bandeau cookies, le constructeur lui-même. Chaque brique coûte de quelques euros à quelques dizaines d'euros par mois ; prises une à une elles paraissent anodines, mais le total finit souvent au niveau d'un contrat de maintenance, sans en apporter les services (personne ne surveille votre site, personne ne répond quand il casse). C'est un ordre de grandeur, pas une mesure : faites la somme sur votre propre configuration, vous serez surpris.
Conformité : mentions légales, RGPD, bandeau cookies, CGV
Un site professionnel doit afficher des mentions légales, une politique de confidentialité conforme au RGPD et, s'il dépose des cookies soumis au consentement (publicité, certains outils de mesure d'audience), un dispositif de recueil du consentement conforme. Une boutique qui vend à des particuliers doit en plus rendre ses conditions générales de vente accessibles avant la commande ; entre professionnels, les règles diffèrent. Vérifiez dans chaque devis, le nôtre compris, si les mentions légales, la politique de confidentialité et le bandeau cookies sont sur une ligne, en option ou passés sous silence : c'est un poste comme un autre, et il ne doit pas rester implicite. La rédaction juridique de CGV pour une boutique, elle, peut relever d'un conseil extérieur (avocat, juriste de votre CCI) ; un prestataire honnête vous le dit plutôt que de vous livrer un texte copié.
Les évolutions après lancement
Une nouvelle page de prestation, un formulaire supplémentaire, une connexion à votre logiciel de facturation : ces demandes arrivent presque toujours, souvent dès les premiers mois. Elles se facturent au temps passé ou au forfait, et le seul moyen d'éviter la mauvaise surprise est de les anticiper dans le contrat : un taux horaire ou un forfait de jours écrit, un délai d'intervention indicatif, et le principe qu'aucune évolution ne démarre sans devis accepté. Ce n'est pas un coût caché, c'est un coût normal d'un site qui vit ; il ne devient caché que s'il n'est écrit nulle part.
Les coûts cachés d'un site internet que les devis n'affichent pas
Tout ce qui précède figure, au moins en partie, dans un devis sérieux. Ce qui suit n'y figure presque jamais, et c'est pourtant là que le coût réel d'un site internet pour une PME se joue. Un projet chiffré 2 000 € peut facilement en coûter le double une fois ces postes comptés, non par malhonnêteté, mais parce que personne ne les avait nommés.
Les contenus : le poste le plus sous-estimé
Un site, c'est du code et des contenus : textes de chaque page, photos, éventuellement une vidéo, et une traduction si votre clientèle le demande. Le code est dans le devis, les contenus rarement. Or ils pèsent plus lourd hors des métropoles : faire venir un photographe dans le Cotentin ou le Sud-Manche pour une journée, traduire le site en anglais pour la clientèle britannique et touristique de la côte, rédiger des pages de zone Manche, Calvados et Orne qui ne se ressemblent pas. Comptez, selon le volume, de quelques centaines à quelques milliers d'euros si vous confiez tout, et beaucoup de soirées si vous le faites vous-même. Pour des textes écrits pour être trouvés, regardez ce que couvre notre rédaction de pages orientée SEO : elle se chiffre à part, et c'est normal.
Exemple normand : un hébergement touristique de la Hague qui veut un site en français et en anglais, avec des photos de saison, ajoute au développement une journée de photographe, la traduction d'une dizaine de pages et le temps de relire les deux versions. Ce poste peut représenter le tiers du budget total, et il n'apparaît dans aucune grille de prix.
Demander un devis gratuitLe temps du dirigeant
Dans la plupart des PME de la Manche et de Normandie, il n'y a pas de service marketing : c'est le dirigeant, ou son bras droit, qui fait le brief, répond aux questions, relit, valide les maquettes, fournit les photos, suit la formation et corrige les textes. Pour un site vitrine, comptez plusieurs demi-journées réparties sur le projet ; pour une boutique ou un espace client, nettement plus, parce qu'il faut décider des règles métier. La méthode honnête pour chiffrer ce poste : comptez le nombre d'heures, multipliez par ce que vaut une heure de votre temps (ou de celui de la personne mobilisée), et ajoutez-le au budget. Un prestataire qui structure ses demandes (un brief guidé, des validations groupées, une seule formation) vous fait économiser ce poste-là autant qu'un rabais sur le devis.
Payer deux fois : la refonte anticipée
C'est le coût caché le plus cher. Un socle choisi pour son prix d'entrée (thème bridé, plateforme qu'on ne peut pas faire évoluer, extensions abandonnées) finit par bloquer : la nouvelle fonctionnalité est impossible, le site est lent, la mise à jour casse tout. On refait au bout de deux ou trois ans, et on paie deux fois, avec en prime le risque de perdre le référencement acquis. La parade tient en une phrase : choisir le socle pour l'usage que vous en ferez dans trois à cinq ans, pas pour le prix affiché aujourd'hui. Si vous êtes déjà dans cette situation, nous avons détaillé ce que coûte une refonte de site WordPress et comment décider entre réparer et tout refaire.
Êtes-vous propriétaire du code et des données à la fin ?
Réponse courte, et elle surprend souvent : non, pas automatiquement. En droit français, le code d'un site est une œuvre protégée par le droit d'auteur, et payer le développement ne transfère pas les droits par défaut. Vous devenez propriétaire du code uniquement si le contrat prévoit une cession écrite et explicite des droits. L'article L.131-3 du Code de la propriété intellectuelle fixe les mentions obligatoires d'une cession, rappelées dans l'encadré ci-dessous. Une phrase du type « le client est propriétaire du site » ne suffit pas toujours ; une cession qui reprend ces mentions, si.
Article L.131-3 du Code de la propriété intellectuelle : une cession de droits doit mentionner distinctement chaque droit cédé, et délimiter le domaine d'exploitation quant à son étendue, sa destination, son lieu et sa durée. Ces cinq points sont la grille de lecture de toute clause de propriété.
Demander un devis gratuitIl faut aussi distinguer ce dont on parle, parce que « le site » recouvre quatre choses qui n'obéissent pas aux mêmes règles. Le code : droit d'auteur, cession nécessaire. Les contenus : vos textes vous appartiennent si vous les avez écrits ; les photos appartiennent au photographe sauf cession, même si vous l'avez payé, d'où l'importance de la mention dans son devis à lui. Les données (clients, commandes, formulaires) : vous en êtes en général le responsable de traitement au sens du RGPD, ce qui vous donne des obligations plutôt qu'une propriété ; l'essentiel est de pouvoir les exporter et de respecter les droits des personnes concernées. Le nom de domaine : il est enregistré au nom d'un titulaire, et ce titulaire doit être votre entreprise, sous réserve des droits antérieurs de tiers (une marque, par exemple).
Ce qu'il faut exiger au contrat, et vérifier avant de partir
Un changement de prestataire, une fermeture, un désaccord : personne n'y pense en signant, tout le monde y pense trop tard. La réversibilité se prépare au contrat, pas au moment du départ. La liste ci-dessous tient lieu à la fois de clause de propriété et de contrôle de sortie ; elle vaut pour n'importe quel prestataire, et se revérifie une fois le site en ligne.
- Une cession des droits sur le code livré, conforme aux mentions de l'article L.131-3, ou à défaut une licence perpétuelle, mondiale, non exclusive et transférable, clairement écrite.
- La remise du code source et de sa documentation à la livraison et à chaque évolution (dépôt Git ou archive), pour qu'un autre développeur puisse le reprendre.
- Le nom de domaine déposé au nom de votre entreprise, avec un accès au registrar (l'organisme où le nom de domaine est enregistré) que vous détenez.
- Les identifiants de l'hébergement entre vos mains, ou le droit contractuel de les obtenir sans délai.
- Les contenus (textes, photos, fichiers) exportables dans un format réutilisable, et les données clients ou commandes aussi.
- Une clause de réversibilité : ce que le prestataire remet, sous quel délai, et à quel coût s'il y en a un.
- Les comptes tiers (statistiques, outils de mail, paiement en ligne, fiche d'établissement) ouverts au nom de l'entreprise, pas à celui du prestataire.
Chez Digiblock, la propriété du code est écrite dans le contrat : le client est propriétaire à 100 % du code livré, qui lui est remis à la livraison. Précision utile : ce paragraphe n'est pas un conseil juridique. En cas de doute sur un contrat existant, un avocat ou le service juridique de votre CCI tranchera mieux que nous.
Quatre PME normandes, quatre budgets : exemples chiffrés sur la première année et sur trois ans
Les cas ci-dessous sont construits uniquement à partir de notre grille publique et des postes récurrents décrits plus haut. Ce sont des cas types, pas des devis, et les hypothèses sont signalées à chaque fois. La grille est la même partout en Normandie : seuls les contenus et le périmètre changent.
Hypothèses communes : maintenance souscrite à 79 €/mois (environ 950 € par an), hébergement et nom de domaine comptés de 100 € à 400 € par an selon le projet, aucune évolution facturée les années 2 et 3, temps du dirigeant non chiffré (à ajouter selon votre propre calcul). Le budget à trois ans est une simple addition : le total de l'année 1 plus deux années de récurrents.
Demander un devis gratuitUn artisan de Coutances : vitrine de cinq pages et formulaire de devis
Un plombier-chauffagiste qui veut être trouvé sur le Coutançais et recevoir des demandes de devis qualifiées. Cinq pages, un formulaire de devis avec quelques questions de qualification, une fiche d'établissement bien reliée, des textes fournis par l'artisan et retravaillés, des photos de chantier prises au téléphone et retouchées.
- Année 1 : développement dans le bas de la fourchette vitrine, de 1 500 € à 2 500 € (hypothèse : contenus fournis par l'entreprise), plus hébergement et maintenance ; total de l'ordre de 2 600 € à 3 800 €.
- Années 2 et 3 : de 1 000 € à 1 400 € par an (maintenance, hébergement, domaine).
- Sur trois ans : de l'ordre de 4 600 € à 6 600 €, site en pleine propriété ; environ 2 800 € de moins sur trois ans sans contrat de maintenance, à condition de gérer soi-même mises à jour et sauvegardes.
Un cabinet ou un négoce de Saint-Lô : vitrine avec espace client
Un cabinet d'expertise ou un négoce agricole qui veut que ses clients récupèrent leurs documents en ligne. Tout dépend de ce que « espace client » veut dire. S'il s'agit de documents à télécharger derrière un identifiant, on reste dans le haut de la fourchette vitrine. S'il faut des comptes avec des rôles, des échanges, un historique et une connexion au logiciel métier, on entre dans la fourchette application.
- Année 1, version simple : de 4 000 € à 5 000 € de développement (hypothèse : dix pages, textes à rédiger en partie, espace de téléchargement), plus quelques centaines d'euros de rédaction et les récurrents ; total de l'ordre de 5 500 € à 7 000 €.
- Année 1, version application : à partir de 8 000 € de développement selon le périmètre cadré au devis, plus récurrents ; total à partir de 9 000 € environ, sans plafond utile avant cadrage.
- Années 2 et 3 : de 1 000 € à 1 400 € par an, plus les évolutions demandées par les clients du cabinet (à budgéter au forfait de jours).
- Sur trois ans, version simple : de l'ordre de 7 500 € à 9 800 € (calcul : 5 500 € à 7 000 € plus deux fois 1 000 € à 1 400 €), évolutions en sus ; version application : aucun chiffre sérieux avant le cadrage du périmètre.
Un hôtel ou un producteur du Cotentin : réservation ou petite boutique
Un hôtel de la côte ou un producteur de cidre qui veut vendre en ligne, en français et en anglais. Le site relève de l'e-commerce, et le poste contenus pèse davantage : photos professionnelles indispensables, traduction, fiches produits à rédiger.
- Année 1 : boutique sur-mesure à partir de 4 000 €, paiement en ligne inclus (hypothèse : catalogue de quelques dizaines de références, sans connexion logistique), plus photos et traduction de quelques centaines à quelques milliers d'euros ; total à partir de 5 000 € à 6 000 € environ, le haut dépendant du catalogue et des langues.
- À prévoir en plus : les commissions du prestataire de paiement, prélevées en pourcentage sur chaque vente (le taux dépend du prestataire choisi ; il n'est pas dans le devis du site).
- Années 2 et 3 : de 1 100 € à 1 400 € par an pour la maintenance et l'hébergement d'une boutique, plus les commissions et les mises à jour de photos à chaque saison.
- Sur trois ans : à partir de 7 200 € à 8 800 € environ (calcul : 5 000 € à 6 000 € plus deux fois 1 100 € à 1 400 €), hors commissions de paiement et hors photos de saison ; un catalogue plus large ou une langue supplémentaire fait monter le total.
Une PME de Caen : refondre le site existant ou repartir de zéro
Une PME industrielle ou de services de l'agglomération caennaise a un site WordPress de six ans, lent, que plus personne n'ose mettre à jour. Deux chemins. Réparer : audit, nettoyage, mise à jour, refonte graphique sur le même socle ; un coût qui dépend de l'état réel du site. Repartir de zéro : la grille vitrine de 1 500 € à 5 000 € s'applique, ou la grille application si le site a pris des fonctions métier, avec un plan de redirections pour ne pas perdre le référencement acquis. Dans les deux cas, la question à trancher d'abord n'est pas le prix, c'est l'usage à trois ans.
- Site neuf, année 1 : de 1 500 € à 5 000 € de développement selon le périmètre (hypothèse : contenus existants repris et réécrits en partie), plus récurrents ; total de l'ordre de 2 600 € à 6 500 €.
- Refonte : non chiffrée ici, voir l'article dédié ; comptez dans tous les cas le plan de redirections et la vérification du référencement après bascule.
- Années 2 et 3, les deux chemins : de 1 000 € à 1 400 € par an de récurrents, plus les évolutions.
- Sur trois ans, site neuf : de l'ordre de 4 600 € à 9 300 € (calcul : 2 600 € à 6 500 € plus deux fois 1 000 € à 1 400 €), l'écart venant presque entièrement du périmètre choisi ; refonte : le coût de départ dépend de l'état du site, les années 2 et 3 sont les mêmes.
Pourquoi nous affichons nos tarifs, et ce que contient le devis gratuit sous 24h
Afficher une grille de prix n'est pas un argument commercial : sur cette question, tout le monde le fait ou devrait le faire. Nous l'affichons pour une raison pratique. Un dirigeant qui connaît l'ordre de grandeur avant d'appeler cadre son budget, compare à périmètre égal, et ne perd pas une heure de rendez-vous pour découvrir que le projet est à 8 000 € quand il en avait 2 000. Ça nous évite la même heure. C'est aussi pour cela que cet article donne les coûts qui ne sont pas dans la grille : un budget qui ne compte que le développement est un budget faux.
Le devis est gratuit, détaillé et envoyé sous 24h ouvrées après un échange (visio ou téléphone) pour comprendre votre activité et votre besoin. Il contient :
- Le périmètre écrit page par page et fonctionnalité par fonctionnalité, pour que vous puissiez le comparer avec d'autres propositions.
- Le design (gabarits dessinés pour vous ou mise en page sobre), les contenus (fournis, retravaillés ou rédigés) et le référencement de départ, chacun sur sa ligne.
- L'hébergement, le nom de domaine et la maintenance, avec leur prix, ce qu'ils couvrent et leurs conditions de résiliation.
- La formation à la prise en main et les conditions des évolutions futures (taux ou forfait de jours).
- La clause de propriété : le code livré vous appartient à 100 % ; la liste de la section sur la propriété (nom de domaine, accès à l'hébergement, comptes tiers) vous sert de grille de contrôle, sur notre devis comme sur les autres.
Pour donner un visage à chaque fourchette, les projets que nous avons livrés à des PME de la région montrent ce que recouvre concrètement une vitrine, une boutique ou un espace client. Après huit ans à en livrer, nous savons que c'est souvent plus parlant qu'une grille pour situer son propre projet.
Avant même de nous écrire, vous pouvez estimer votre budget avant de demander un devis : l'outil donne une fourchette en quelques questions, et cet article vous a expliqué tout ce que la fourchette ne dit pas. Ensuite, si l'ordre de grandeur vous convient, demandez le devis détaillé ; sinon, vous aurez au moins gagné une décision claire.
Dans cet ordre : une fourchette en trois minutes avec l'estimateur de budget, puis un devis poste par poste après un premier échange. Aucun engagement à l'une ni à l'autre.
Demander un devis gratuitQuestions fréquentes sur le prix d'un site internet pour une PME
Combien de temps prend la création d'un site internet pour une PME ?
De deux à quatre semaines pour un site vitrine bien cadré, un à deux mois pour une boutique en ligne, de six semaines à plusieurs mois pour un projet avec des fonctions métier (espace client, application), en comptant le cadrage, le design, le développement et la recette (les tests avant mise en ligne). Dans les faits, le facteur le plus lent est presque toujours la fourniture des contenus par l'entreprise : un site dont les textes et les photos sont prêts au départ sort nettement plus vite.
Existe-t-il des aides pour financer le site internet d'une PME ?
Oui, selon les périodes et les territoires, sous forme de chèques, de subventions ou d'accompagnements à la transformation numérique. Les dispositifs changent souvent et nous préférons ne citer ni montant ni programme daté : renseignez-vous auprès de votre CCI (CCI Normandie à l'échelle régionale, CCI Ouest Normandie pour la Manche, CCI Caen Normandie pour le Calvados), qui connaît les aides ouvertes au moment où vous lancez le projet.
Comment connaître une fourchette de prix avant de demander un devis ?
Avec l'estimateur de budget de Digiblock : il pose quatre questions (type de projet, fonctionnalités, niveau de design, délai) et rend une fourchette immédiate, sans laisser vos coordonnées. Complétez-la avec les postes récurrents et les coûts cachés décrits dans cet article, puis demandez un devis détaillé pour passer de la fourchette au montant.
Un devis gratuit pour un site internet, c'est vraiment gratuit ?
Chez Digiblock, oui, sans contrepartie ni engagement. Un devis payant n'est pas anormal chez certains prestataires quand le cadrage est lourd (application métier, plusieurs ateliers), à une condition : que son prix soit déduit du projet si vous signez. Un devis payant pour une vitrine de cinq pages, en revanche, mérite qu'on demande pourquoi.
Un devis pour un site e-commerce : par où commencer ?
Par le périmètre : nombre de références, moyens de paiement et de livraison, langues, connexions à vos outils (stock, facturation, marketplaces). Une boutique sur-mesure complète démarre autour de 4 000 €, paiement en ligne inclus ; les postes propres à la vente en ligne, les frais de transaction et les erreurs classiques sont détaillés dans notre article sur la création de site e-commerce.
Le prix d'un site internet est-il différent en Normandie ou dans la Manche ?
La grille est la même à Cherbourg, à Caen ou à Paris : le développement ne coûte pas moins cher parce que l'entreprise est à Valognes. Ce qui change, c'est le poste contenus (un photographe à faire venir, une traduction pour la clientèle touristique) et le choix entre une agence locale et une agence à distance. Pour ceux qui veulent un interlocuteur du territoire, nous avons décrit le fonctionnement de notre agence web dans le Cotentin, qui travaille à distance avec toute la région.
Un site Next.js pour une PME coûte-t-il plus cher qu'un WordPress ?
À l'entrée, oui : un site Next.js sur-mesure coûte plus cher qu'un thème WordPress acheté et rempli. Sur trois à cinq ans, le calcul s'inverse souvent : pas d'empilement d'abonnements d'extensions, moins de mises à jour qui cassent, des performances qui aident le référencement, et surtout pas de refonte anticipée parce que le socle a atteint sa limite. La bonne réponse dépend de votre horizon : pour un site qu'on refera dans dix-huit mois de toute façon, le thème suffit ; pour un site qui doit durer et évoluer, le sur-mesure revient moins cher.
Et le site qui porte un agent IA, combien coûte-t-il ?
Le site suit la grille de cet article ; l'agent (assistant de réponse, qualification de demandes, automatisation d'un traitement) se chiffre à part, avec ses propres postes récurrents comme la consommation d'API. Nous avons détaillé le prix d'un agent IA pour une PME dans un article dédié, avec la même logique de fourchettes et de coûts cachés.