Le site de la commune n'a pas bougé depuis des années, la secrétaire répond dix fois par semaine à la même question au téléphone, ou la fusion avec les communes voisines a laissé trois sites qui se contredisent. Vous êtes maire, adjointe chargée de la communication, secrétaire de mairie ou agent d'intercommunalité, et vous préparez la création du site internet de votre mairie dans la Manche sans savoir par où commencer. Le cadre n'est pas celui d'une entreprise : une commune achète avec de l'argent public, doit respecter des obligations d'accessibilité et de publication, et garde son site bien plus longtemps qu'un commerce.
La Manche compte un peu plus de 440 communes, très majoritairement rurales et petites, avec une proportion élevée de communes nouvelles issues de fusions. Où que se trouve votre commune dans le département, de Cherbourg-en-Cotentin à Saint-Lô, Coutances ou Granville, ce guide tranche les vraies questions : ce qui est obligatoire, comment acheter, quelles options existent, comment comparer les coûts sur cinq ans, si la secrétaire pourra tenir le site seule, et que faire des anciens sites des communes déléguées. Disons-le d'emblée : une très petite commune n'a pas forcément besoin de sur-mesure, et nous expliquons pourquoi.
En bref : aucune loi n'impose un site à une petite commune, mais dès qu'il existe, l'accessibilité, les mentions légales et le RGPD s'appliquent. Comparez les offres sur cinq ans, pas sur la première facture. Une offre associative convient à une petite commune rurale aux besoins simples ; le sur-mesure se justifie pour une commune nouvelle, une ville moyenne, une intercommunalité ou une commune touristique. Enfin, chez nous, la réalisation technique prend 1 à 2 semaines : c'est le calendrier communal (délibération, consultation, collecte des contenus) qui fixe la date de mise en ligne. Ce guide reflète le cadre en vigueur en octobre 2026 (modes de publication, seuils d'achat, sanctions) : faites-le confirmer par la préfecture de la Manche ou votre association de maires avant de délibérer.
Une petite commune est-elle obligée d'avoir un site internet ?
Non, au sens strict : aucun texte n'oblige une commune de 300 habitants à ouvrir un site. Mais depuis la réforme de la publicité des actes entrée en vigueur le 1er juillet 2022, la publication électronique est devenue la règle de droit commun. Les communes de moins de 3 500 habitants, c'est-à-dire l'immense majorité des communes de la Manche, peuvent choisir par délibération entre l'affichage, la publication sur papier tenue à disposition du public et la publication électronique, et modifier ce choix ensuite.
Dès qu'une commune publie sous forme électronique, l'acte est mis en ligne dans son intégralité, dans un format non modifiable, de façon permanente et gratuite. Et le procès-verbal de séance du conseil municipal est publié sur le site internet de la commune « lorsqu'il existe ». Autrement dit, avoir un site crée un devoir de tenue à jour : un site abandonné depuis trois ans est pire qu'une absence de site. Concrètement, voici ce qui se publie et où :
- En ligne, si la commune a choisi la voie électronique : délibérations, arrêtés et décisions, en version intégrale et non modifiable.
- En ligne, dès lors que la commune a un site : le procès-verbal de chaque séance du conseil municipal, une fois arrêté.
- En mairie, et sur le site internet de la commune lorsqu'il existe : la liste des délibérations examinées en séance, dans la semaine qui suit.
- À l'affichage, si la commune de moins de 3 500 habitants l'a décidé par délibération : ses actes.
- À l'affichage physique dans les cas prévus par des textes particuliers, comme certains avis d'urbanisme ou d'enquête publique.
Au-delà du droit, un site bien pensé allège surtout la mairie : horaires, démarches, location de la salle des fêtes, menus de la cantine, coupures de route. Chaque information trouvée en ligne est un appel de moins au secrétariat, ce qui compte dans une commune où la secrétaire travaille parfois à temps partiel sur plusieurs mairies.
Accessibilité RGAA : ce qu'une commune doit vraiment faire
L'obligation d'accessibilité numérique (article 47 de la loi du 11 février 2005) s'applique aux collectivités territoriales quelle que soit leur taille. Une commune rurale de quelques centaines d'habitants est concernée au même titre que Saint-Lô. La page d'accueil doit afficher la mention de conformité applicable (« Accessibilité : non, partiellement ou totalement conforme »), et une page « Accessibilité » contenant la déclaration doit être accessible depuis toutes les pages du site. La déclaration précise :
- Le niveau de conformité au RGAA, établi à partir d'un audit, avec sa date.
- La liste des contenus non accessibles et la raison : non-conformité, dérogation pour charge disproportionnée ou contenu hors champ.
- Un moyen de contact pour signaler un défaut ou obtenir le contenu sous une forme accessible.
- Les voies de recours, dont la saisine du Défenseur des droits.
- La date d'établissement et de mise à jour de la déclaration.
La commune publie aussi un schéma pluriannuel de mise en accessibilité, sur trois ans, décliné en plans d'action annuels : ce qui sera corrigé, quand, avec quels moyens. Depuis l'ordonnance du 6 septembre 2023, l'Arcom peut, après mise en demeure, sanctionner jusqu'à 50 000 € le non-respect de l'accessibilité et jusqu'à 25 000 € celui des obligations complémentaires (déclaration, mention, schéma), avec une nouvelle sanction possible si le manquement persiste plus de six mois après la première. N'importe quel habitant peut par ailleurs saisir le Défenseur des droits.
La bonne nouvelle : à la conception, l'accessibilité se traite presque gratuitement si on y pense dès le départ. Contrastes de couleurs suffisants, navigation possible au clavier, titres structurés, images avec texte alternatif, formulaires correctement étiquetés. La corriger après coup sur un gabarit qui l'ignore coûte bien plus cher.
Le piège des PDF scannés : un compte rendu de conseil photographié ou passé au scanner est une image, illisible par un lecteur d'écran. Publier le PDF exporté directement depuis le traitement de texte, avec de vrais titres et du texte sélectionnable, règle l'essentiel du problème sans effort supplémentaire.
Demander un devis gratuitMentions légales, RGPD et hébergement des données
Les mentions légales d'un site communal comportent : la commune comme éditeur (adresse de la mairie, téléphone, adresse électronique), le maire comme directeur de la publication, l'hébergeur avec ses coordonnées, éventuellement le réalisateur du site et les crédits photographiques, et des liens vers la déclaration d'accessibilité et la politique de confidentialité.
Côté RGPD, chaque formulaire est un traitement de données : contact, demande d'acte d'état civil, inscription à la cantine ou au périscolaire, réservation de salle. Pour chacun, on ne collecte que le nécessaire, on informe l'habitant (finalité, durée de conservation, droits) et on l'inscrit au registre des traitements. La commune doit désigner un délégué à la protection des données, souvent mutualisé à l'échelle d'un syndicat, d'un centre de gestion ou de l'intercommunalité : vérifiez ce qui existe déjà pour la vôtre.
Pour l'hébergement, privilégiez un serveur en France ou dans l'Union européenne, un contrat écrit qui encadre le prestataire comme sous-traitant au sens du RGPD, et des sauvegardes régulières. La commune reste responsable de traitement : le prestataire héberge ses données, il ne les possède pas. Quant aux statistiques de visite, la CNIL admet que certains outils de mesure d'audience soient dispensés de consentement s'ils restent strictement limités (données anonymisées, usage interne, pas de recoupement) : bien configuré, un site de mairie peut se passer de bandeau cookies.
Comment une mairie achète-t-elle un site internet sans se tromper ?
Sous le seuil de dispense de publicité et de mise en concurrence, porté à 60 000 € HT pour les marchés de fournitures et de services depuis le 1er avril 2026 (il était de 40 000 € HT auparavant), une commune peut commander sans procédure formalisée. Le Code de la commande publique impose tout de même trois réflexes : choisir une offre pertinente, bien utiliser les deniers publics et ne pas contracter systématiquement avec le même prestataire quand plusieurs offres existent. Pour un site communal, comparer trois devis et garder une trace écrite du choix est l'usage.
- Décider
Délibération du conseil ou décision du maire selon les délégations, avec une enveloppe budgétaire indicative.
- Rédiger un cahier des charges court
Deux à quatre pages suffisent : contexte, pages attendues, contraintes, critères de choix.
- Consulter
Envoyer la demande à au moins trois prestataires de familles différentes et fixer une date de réponse.
- Choisir et motiver
Comparer sur des critères écrits (prix sur cinq ans, autonomie, accessibilité, réversibilité) et conserver la grille.
- Commander
Bon de commande ou devis signé, avec le calendrier et les livrables attendus.
Même courte, votre consultation doit décrire le contexte (population, communes déléguées éventuelles, site existant), la liste des pages et fonctions attendues (actes, agenda, réservation de salle, formulaires) et vos exigences : conformité RGAA avec déclaration d'accessibilité, hébergement en France ou dans l'UE, formulaires conformes au RGPD. Demandez aussi la formation de la secrétaire avec une documentation, une maintenance chiffrée sur trois à cinq ans, la réversibilité (nom de domaine au nom de la commune, export des contenus, remise du code) et le calendrier proposé.
Pour élargir les réponses, la commune peut publier sa consultation sur un profil d'acheteur (plateforme de dématérialisation des marchés publics), sans obligation sous le seuil. Les communes adhérentes de Manche Numérique, le syndicat mixte départemental du numérique, qui joue aussi un rôle de centrale d'achat pour ses membres, peuvent lui demander quels outils sont à leur disposition, y compris pour le site lui-même (voir la section sur l'accompagnement dans la Manche).
Offre associative, éditeur spécialisé ou agence : quelle solution pour une mairie de la Manche ?
Trois grandes familles de solutions se partagent le marché des sites communaux, auxquelles s'ajoute dans la Manche l'offre du syndicat départemental, et aucune n'est la bonne pour tout le monde. Le bon choix dépend de la taille de la commune, de ses besoins réels et du temps dont dispose le secrétariat. Notre article pour choisir son prestataire web détaille les critères généraux ; voici la lecture propre aux mairies.
- Offre associative mutualisée (type Campagnol, portée par l'Association des maires ruraux de France) : pensée pour les petites communes rurales, abonnement modeste, gabarit simple à prendre en main. Limites : peu de personnalisation, structure identique d'une commune à l'autre.
- Éditeur spécialisé mairies : gabarits prêts à l'emploi, modules métier (agenda, actes, réservations), abonnement annuel. Limites : dépendance à l'outil, conditions de sortie parfois floues, coût qui s'additionne chaque année.
- Agence sur-mesure : site conçu pour les besoins réels, code et données remis à la commune, back-office limité à l'utile. Limites : investissement initial plus élevé, à réserver aux communes qui ont des besoins spécifiques.
- Offre du syndicat départemental (Manche Numérique, pour ses adhérents) : sites simples d'une ou plusieurs pages, hébergés et maintenus par le syndicat. Limites : périmètre et conditions à faire préciser, outil moins souple qu'un site conçu sur mesure.
Quelques cas types aident à se situer. Une commune rurale de 300 habitants (horaires, actes, salle des fêtes, associations) sera très probablement bien servie par l'offre associative ou par celle de Manche Numérique si elle y adhère : le sur-mesure y serait disproportionné. Une commune nouvelle qui regroupe plusieurs communes déléguées, avec des anciens sites à fusionner et des redirections à poser, est au contraire le cas où le sur-mesure prend tout son sens. Une ville moyenne comme Saint-Lô ou Granville a besoin de droits par rôle, d'un agenda riche et d'une vraie recherche interne. Et une commune touristique de la Hague ou de la baie du Mont-Saint-Michel s'adresse aussi aux visiteurs : le référencement et parfois l'anglais comptent.
Notre approche pour un site de mairie sur-mesure : Next.js, jamais de template WordPress ni de constructeur de pages, un back-office réduit aux gestes de la secrétaire, l'accessibilité intégrée dès la maquette, et une livraison en une à deux semaines. Le tout 100 % à distance, ce qui revient au même où que se trouve votre commune dans la Manche ou en Normandie.
Les communes proches de Cherbourg-en-Cotentin qui préfèrent un interlocuteur voisin trouveront dans notre guide pour créer un site internet à Cherbourg-en-Cotentin les points à vérifier. Pour une commune du reste de la Manche, du Calvados ou de l'Orne, le travail à distance ne change rien au résultat : les échanges se font en visioconférence et par écrit, ce qui laisse d'ailleurs une trace utile pour le dossier.
Prix d'un site internet de mairie : le coût réel sur cinq ans
Le prix affiché à la signature dit peu de chose. Ce qui compte pour une commune, c'est le coût total sur la durée de vie du site, généralement cinq ans ou plus. Pour chaque devis, additionnez le nom de domaine (quelques euros à quelques dizaines d'euros par an), l'hébergement avec sauvegardes et certificat de sécurité, la maintenance (mises à jour de sécurité, correctifs, surveillance), les évolutions prévisibles, la formation initiale et celle d'une remplaçante en cas de changement de poste. Deux postes sont souvent oubliés : l'audit d'accessibilité avec la mise à jour de la déclaration, et la reprise des contenus de l'ancien site.
Voici trois scénarios, en ordres de grandeur indicatifs à confirmer par devis, qui appliquent ce raisonnement création plus cinq années de fonctionnement :
- Petite commune rurale, offre associative
Abonnement de 220 € par an pour une commune adhérente de l'AMRF (tarif publié pour Campagnol en version complète, à confirmer), plus la cotisation à l'association : environ 1 100 € sur cinq ans hors cotisation, de loin l'option la moins coûteuse des trois, avec en contrepartie peu de personnalisation.
- Commune moyenne, éditeur spécialisé
Abonnement de quelques centaines à plus d'un millier d'euros par an, parfois avec des frais de mise en place : sur cinq ans, le total dépend surtout de l'évolution de l'abonnement et des éventuels frais de sortie, à faire préciser par écrit.
- Commune nouvelle, sur-mesure
Selon notre grille publique, de 1 500 € à 5 000 € à la création, une commune nouvelle qui fusionne plusieurs sites se situant plutôt dans le haut de la fourchette, puis de l'ordre de 1 000 € à 1 400 € par an avec la maintenance à 79 €/mois, l'hébergement et le domaine : de l'ordre de 6 500 € à 12 000 € sur cinq ans, plutôt 9 000 € à 12 000 € pour une commune nouvelle, nettement moins sans contrat de maintenance.
Comparer sur cinq ans, pas sur la première facture : un abonnement bas qui augmente chaque année, plus des frais de sortie, peut dépasser un sur-mesure payé une fois. À l'inverse, un sur-mesure surdimensionné pour une commune de 200 habitants ne sera jamais amorti. Dans tous les cas, faites écrire les conditions de sortie dans le contrat.
Demander un devis gratuitPour un premier chiffrage avant même de consulter, vous pouvez estimer le budget de votre site en quelques questions, puis ajuster selon les modules propres à une mairie.
Le détail des postes de coût d'un site internet est le même que pour une entreprise ; la différence tient à la durée de vie plus longue d'un site communal et au poids de l'accessibilité.
Quel calendrier prévoir, de la délibération à la mise en ligne ?
Il faut distinguer deux calendriers. La réalisation technique est courte : chez Digiblock, environ une semaine pour un site communal simple, deux semaines au maximum pour une commune nouvelle ou une intercommunalité. Le calendrier communal, lui, ne dépend pas du prestataire. Pour le déroulé détaillé côté prestataire, voyez les étapes de création d'un site vitrine ; voici le rétroplanning type côté mairie.
- Décision
Inscription au conseil municipal ou décision du maire, selon les délégations en place.
- Consultation
Envoi du cahier des charges et délai de réponse de deux à trois semaines laissé aux prestataires.
- Collecte des contenus
Textes, photos, actes récents, horaires, liste des associations et des salles, à préparer en parallèle de la consultation.
- Réalisation
Une à deux semaines maximum de développement, avec une maquette validée en début de parcours.
- Formation et mise en ligne
Prise en main par la secrétaire, relecture par les élus, bascule du nom de domaine.
- Indexation
Google met ensuite quelques semaines à quelques mois à bien positionner les pages, un délai que personne ne maîtrise.
Le vrai goulot, c'est la collecte des contenus. Un site prêt techniquement en dix jours peut attendre deux mois des photos de l'église ou la liste à jour des associations. Désignez un élu référent et lancez la collecte dès la décision, sans attendre le choix du prestataire.
Demander un devis gratuitLes pages vraiment utiles aux habitants
- Horaires, adresse et contacts de la mairie, permanences des élus.
- Démarches courantes avec renvoi vers service-public.fr (état civil, urbanisme, recensement, cartes d'identité).
- Comptes rendus, procès-verbaux et actes du conseil municipal, en PDF accessibles.
- Agenda des manifestations et actualités locales.
- Menus de la cantine, informations scolaires et périscolaires.
- Annuaire des associations et des commerces.
- Location des salles : capacité, tarifs, disponibilités, contact.
- Urgences, travaux, coupures et alertes (intempéries, submersion pour les communes littorales).
- Collecte des déchets et déchèterie, souvent gérées par l'intercommunalité.
Pour hiérarchiser, une méthode simple : pendant quinze jours, notez chaque question reçue en mairie, au guichet ou au téléphone. Les dix plus fréquentes dessinent les pages prioritaires. À l'inverse, une rubrique sans contenu à mettre dedans est à supprimer avant la mise en ligne.
Une fois ces pages en place, certaines communes plus importantes envisagent un assistant pour répondre aux questions des habitants. C'est rarement la priorité d'une petite commune : un site clair et à jour rend déjà l'essentiel du service.
La secrétaire de mairie pourra-t-elle mettre le site à jour seule ?
C'est souvent la question décisive, et la réponse est oui, à une condition : que le back-office soit pensé pour elle et non pour un webmaster. Ajouter un compte rendu doit prendre quelques minutes, comme envoyer un courriel avec une pièce jointe. En temps hebdomadaire, comptez de quelques minutes à une heure selon l'actualité de la commune, surtout selon le nombre d'événements et d'actes publiés. Une formation courte à la livraison et une documentation illustrée suffisent en général. Les gestes à couvrir sont peu nombreux :
- Publier un acte ou un procès-verbal en PDF, rangé automatiquement par date et par type.
- Ajouter un événement à l'agenda et une actualité avec une photo.
- Modifier les horaires, un numéro de téléphone ou un menu de cantine.
- Publier une alerte urgente en tête de page d'accueil, et la retirer.
- Mettre à jour la fiche d'une association ou d'une salle.
C'est le principal argument du sur-mesure : au lieu d'un outil générique aux cinquante menus, le back-office ne montre que ces actions-là. Moins d'options, moins d'erreurs, et une remplaçante peut reprendre le site sans formation lourde.
Exigez une démonstration du back-office avant de signer, idéalement en faisant manipuler la secrétaire elle-même pendant dix minutes. C'est le test le plus fiable de toute la consultation.
Demander un devis gratuitCommune nouvelle : que faire des sites des communes déléguées ?
C'est une question très fréquente dans la Manche, où de nombreuses communes ont fusionné ces dernières années, et presque jamais traitée par les guides nationaux. Prenons une commune nouvelle qui regroupe quatre anciennes communes : deux avaient un site, une avait une simple page chez un éditeur, la quatrième rien. Laisser coexister ces sites désoriente les habitants et disperse le référencement.
- Inventaire
Lister les anciens sites, leurs noms de domaine, leurs titulaires et leurs dates d'expiration, ainsi que les pages les plus consultées.
- Structure unique
Un seul site pour la commune nouvelle, avec une rubrique par commune déléguée (mairie annexe, horaires, patrimoine, associations).
- Plan de redirections
Faire correspondre chaque ancienne page utile à sa nouvelle adresse, avec des redirections permanentes (301) page par page.
- Bascule des domaines
Garder les anciens domaines actifs et redirigés au moins quelques années, au nom de la commune nouvelle.
- Archivage
Conserver les anciens actes et procès-verbaux dans une rubrique d'archives par commune déléguée.
Ne laissez pas expirer un ancien nom de domaine communal : il peut être racheté par un tiers et servir à publier n'importe quoi sous l'ancien nom de votre commune, avec les liens qui pointent encore vers lui.
Demander un devis gratuitLe regroupement et les redirections des anciens sites font partie des travaux techniques que nous prenons en charge, y compris la reprise des contenus depuis des outils fermés.
Propriété du site et réversibilité : ne pas devenir captif d'un éditeur
La situation classique est connue : un site qui a vieilli, un éditeur qui ne répond plus, et une commune qui découvre qu'elle ne peut rien récupérer. Pour l'éviter, le contrat doit écrire noir sur blanc que le nom de domaine est enregistré au nom de la commune, que les contenus (textes, images, actes) sont exportables à tout moment dans un format ouvert, que le code source est remis ou que sa licence d'utilisation est clairement définie, et que les accès administrateur (hébergement, domaine, statistiques) sont transmis à la commune. Il doit aussi fixer la durée d'engagement, les conditions de résiliation, les éventuels frais de sortie et l'accompagnement vers un successeur en fin de contrat.
Ces clauses sont peu mises en avant par les offres du marché. Chez Digiblock, le code et les données appartiennent à la commune, et la technologie utilisée (React et Next.js) est standard : n'importe quel autre développeur peut reprendre le site. Et si votre site actuel tourne sur un WordPress vieillissant ou une solution clé en main datée, notre article pour refaire un site WordPress vieillissant aide à décider entre réparer et reconstruire.
Un site par commune ou un portail mutualisé avec l'intercommunalité ?
La Manche compte plusieurs intercommunalités, dont Le Cotentin, Saint-Lô Agglo, Coutances mer et bocage, Granville Terre et Mer ou Mont-Saint-Michel Normandie. Certaines portent déjà des compétences qui intéressent directement les habitants, comme les déchets, l'eau ou le tourisme, si bien que la question d'un portail commun se pose légitimement.
Un portail mutualisé partage les coûts, garantit une charte cohérente et une seule maintenance, mais dilue l'identité communale, allonge les circuits de validation et rend la commune dépendante des priorités de l'intercommunalité. Un site communal autonome offre l'inverse : identité propre et réactivité, au prix d'un coût porté par une seule commune et de compétences à entretenir localement. Entre les deux, le modèle hybride (un socle commun pour l'hébergement, la charte et les modules partagés, et des sous-sites gérés par chaque mairie) peut servir de compromis, à condition de fixer clairement qui paie et qui décide.
Quelles aides et quel accompagnement dans la Manche ?
Manche Numérique, syndicat mixte, accompagne ses communes et intercommunalités adhérentes sur l'informatique de gestion et joue un rôle de centrale d'achat ; d'autres services, comme la télétransmission des actes, peuvent exister selon les adhésions. Dans sa lettre d'information de décembre 2024, le syndicat présente aussi des sites d'une page ou de plusieurs pages pour les collectivités, avec hébergement, maintenance et mises à jour techniques pris en charge, la commune gérant elle-même ses contenus ; son catalogue ne publie pas de tarif pour cette offre : renseignez-vous auprès de lui sur ces offres et leurs conditions avant de consulter. Les conseillers numériques du Département et des structures locales, orientés vers l'inclusion numérique des habitants, peuvent aider à faire connaître le site, pas nécessairement à le construire. Les associations de maires apportent des conseils juridiques et, pour les communes rurales, des offres mutualisées de type Campagnol.
Côté financement, les dotations de l'État (DETR, DSIL) sont des pistes possibles pour certains projets numériques, sans garantie d'éligibilité d'un site internet : nous ne citons donc aucun montant. Interrogez la préfecture sur les conditions d'éligibilité et le calendrier de dépôt avant d'inscrire une subvention dans votre plan de financement.
Un site de mairie a-t-il besoin de référencement ?
Pour une commune touristique du littoral, de la Hague ou de la baie du Mont-Saint-Michel, la réponse est clairement oui : les visiteurs cherchent les plages, les marchés, le camping municipal ou les gîtes communaux sur Google, pas sur l'annuaire des mairies. Le référencement d'une commune touristique se travaille comme celui d'un site d'entreprise, avec un atout : la commune a souvent une légitimité naturelle sur son propre nom. Dans tous les cas, les résultats se comptent en mois.
Pour une petite commune rurale, quelques bases suffisent : des titres de pages clairs qui reprennent le nom de la commune et le service (« Location salle des fêtes de [nom de la commune] »), une page par service ou par équipement plutôt qu'une page fourre-tout, une fiche Google de la mairie à jour, des liens depuis l'office de tourisme, l'intercommunalité et les associations locales, et des redirections soignées lors de toute refonte pour ne pas perdre l'existant.
Notre position : quand le sur-mesure se justifie, et quand il ne se justifie pas
Soyons honnêtes : pour une petite commune rurale aux besoins simples (horaires, actes, salle, associations), une offre mutualisée (associative ou celle de Manche Numérique) fait très bien le travail, pour un coût difficile à battre. Le sur-mesure se justifie pour une commune nouvelle qui doit fusionner plusieurs sites, une ville moyenne avec plusieurs agents qui publient, une intercommunalité qui veut un portail hybride ou une commune touristique qui vit aussi de ses visiteurs.
Dans ces cas, nous livrons un site Next.js dont le code et les données appartiennent à la commune, un back-office pensé pour la secrétaire, l'accessibilité intégrée dès la conception, en une à deux semaines de réalisation et 100 % à distance, partout dans la Manche et en Normandie. Pour juger sur pièces, parcourez nos réalisations.
Le devis, gratuit et détaillé, vous est envoyé sous 24h après notre premier échange (visio ou téléphone). Nous pouvons aussi vous aider à rédiger votre cahier des charges de consultation, même si vous choisissez finalement un autre prestataire.
Questions fréquentes
Une petite commune de la Manche est-elle obligée d'avoir un site internet ?
Non, au sens strict. Les communes de moins de 3 500 habitants choisissent par délibération leur mode de publicité des actes (affichage, papier ou électronique). Mais si la commune a un site, elle doit y publier ses procès-verbaux et respecter les obligations d'accessibilité.
L'accessibilité RGAA s'applique-t-elle à une commune de 300 habitants ?
Oui. L'obligation vise les collectivités territoriales sans seuil de population : mention de conformité sur la page d'accueil, déclaration d'accessibilité et schéma pluriannuel sont attendus.
Faut-il lancer un appel d'offres pour créer le site d'une mairie ?
Pas sous le seuil de dispense de procédure (60 000 € HT pour les fournitures et services depuis le 1er avril 2026), ce qui couvre la quasi-totalité des sites communaux. Il reste recommandé de comparer trois devis et de garder une trace écrite du choix.
Combien coûte le site internet d'une mairie sur cinq ans ?
Cela dépend surtout de l'option. Une offre associative comme Campagnol coûte 220 € par an pour une commune adhérente de l'AMRF (tarif publié, à confirmer), soit environ 1 100 € sur cinq ans. Pour du sur-mesure, notre grille publique va de 1 500 € à 5 000 € à la création, puis de l'ordre de 1 000 € à 1 400 € par an avec maintenance, hébergement et domaine, soit environ 6 500 € à 12 000 € sur cinq ans, à confirmer par devis. Additionnez toujours création et cinq ans de fonctionnement pour comparer.
Combien de temps faut-il pour créer le site d'une commune ?
Une à deux semaines de réalisation technique au maximum. Le délai réel dépend du calendrier communal : décision, consultation et surtout collecte des textes et photos.
La secrétaire de mairie peut-elle gérer le site sans formation technique ?
Oui, si le back-office est conçu pour elle. Une formation courte à la livraison et une documentation suffisent ; demandez une démonstration avant de signer.
Qui est propriétaire du nom de domaine et des contenus du site de la commune ?
La commune doit l'être, et le contrat doit l'écrire : domaine à son nom, contenus exportables, code remis ou licence claire, conditions de sortie définies.
Une agence web de Cherbourg-en-Cotentin peut-elle travailler pour une collectivité du reste de la Manche ou du Calvados ?
Oui. Nous travaillons 100 % à distance : la création du site d'une mairie, à Cherbourg-en-Cotentin, à Saint-Lô ou près de Caen, suit exactement le même déroulé, avec des échanges en visioconférence et par écrit.
Manche Numérique peut-il créer le site de ma commune ?
Oui, pour des besoins simples : dans sa lettre d'information de décembre 2024, le syndicat présente des sites d'une ou plusieurs pages pour les collectivités, hébergement et maintenance compris, la commune gérant ses contenus. Son cœur de métier reste toutefois le très haut débit, l'informatique de gestion de ses adhérents et la commande publique (centrale d'achat). Renseignez-vous auprès de lui sur ces offres et leurs conditions.